Attention, les boutiques j’ai dit, pas les fringues hin! il faut simplement faire la part des choses.

Non vraiment, les boutiques c’est la mort.

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Les premières minutes tout va bien, mais le soucis dans tout ça, c’est que je suis obligée de me coltiner TOUTES les boutiques, quand je veux shopper, parce que je fais partie du type de personne qui fonctionnent au coup de cœur. Bon, en toute honnêteté, je vais assez vite dans les magasins, je vais vite le tour, je scanne à vitesse grand V avec mes deux yeux de cochons. Seulement, il y a les facteurs parasitant…

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Le premier facteur c’est les autres. Les gens ne sont pas polis, ils ne savent pas dire pardon, c’est un fait. Les boutiques sont étroites (moi il me faut de la place), c’est un autre fait. Les gens qui restent 15 dans devant le portant, ou je vais mettre 30s pour le scanner, ça m’agace un tantinet. Puis du coup, moi j’ai envie de taper les gens, j’ai plus envie d’acheter. Mais vu que je suis venue là pour ça…

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Tout celà, sans compter les vendeuses. Il y en a plusieurs sortes. Les vendeuses qui font bien leur job, polies souriantes, et qui essaie de t’aider au mieux de ses possibilités, et qui comprend le mot “NON”. Quand tu tombes dessus, tu as du bol, c’est précieux, mais rare…

La seconde sorte, c’est celle qui n’est pas fichue de te décrocher un “bonjour” ou un “au revoir”, qui papote avec ses copines vendeuses, et qui te décroche un “pfffffff” quand tu oses lui suggérer de faire son job, en lui demandant de t’aiguiller ou te renseigner. Celle là tu as le droit de la taper à coup de talons.

L’autre sorte, c’est celle qui fait un peu trop bien son job. Tellement bien que c’est MAL. Elle te dit bonjour, elle te sourit , ELLE TE LÂCHE PLUS. Elle tente de nombreux passages en force dans la cabine, pendant que toi tu es en petite culotte, à coup de: – “et alors ça va comment ce pantalonnnnnnn???!“. Elle te fait chier à vouloir te refiler la ceinture qui va avec, ou la pochette à perle, parce que c’est le must, et que ça finaliste ta tenue, alors que tu étais seulement venue pour un T-shirt. Celle là à la fin, tu peux lui dire que sa prime, elle peut se la carrer ou je pense, et à la caisse, tu stipules bien, que tes fringues, tu les as choisi toute seule, mais qu’une connasse t’a ralenti dans ton élan.

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Bon après, on imagine bien qu’avec tout ce monde, toutes ces émotions, et la clim qu’on dirait qu’elle existe pas, tu as super chaud. Ton maquillage se fait la poudre d’escampette, et tu as autant de grâce qu’une crevette à l’huile d’olive.

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Imaginons, on trouve ce que l’on veut, on file en cabine, on fait la queue avec un numéro et on attend. Et purée, mais qu’est ce qu’il fait chaud. Là on gagne du crédit Crevette.. mais tu arrives dans la cabine donc bon. Tu enlèves tes frusques, et tu vois ton cul en gros plan, dans le magnifique miroir de la cabine, avec ton teint tout neuf de crevette brouillée huilée. Bon là, ton glamour, descend à 0 sur l’échelle de ta propre dignité. Le ptit pli disgracieux, oui là, lui aussi. Du coup, là machinalement, ton capital “je suis une bombasse dans cette jolie robe estivale” il en prend un grand coup aussi, et bon cette jolie robe, je suis plus certaine de la prendre. Elle était jolie sur le portant dommage…

[D'ailleurs ça me rappelle la fois, ou ce foutu rideau refusait de se fermer, je me suis énervée, en tirant comme une malade à plusieurs reprises, il s'est enfin mis en place, puis j'ai entendu un ptit cri strident. C'tait pas le rideau de ma cabine, mais celui de la nana d'à côté qui s'est retrouvée, quasiment à poil, en public. Comme quoi, les cabines, c'est assez dangereux.]

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Bon bref, j’étais quand même assez sure de moi en rentrant dans cette boutique. En sortant, Les cheveux électriques, ils collent à ma veste. Je suis rouge, j’ai le teint huileux, et l’humeur terrible. Dignité à l’échelle de -10 quand tu ressors.

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Et c’est là qu’on se dit que c’était que la première boutique. L’enfer c’est les autres…. (ou le miroir) (connard)

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Il y a aussi la version, le miroir est bien incliné comme il faut, t’es super topissime dans blouse liberty et ton ptit short, mais arrivée chez toi, le miroir de ta maison, te ramène face à la réalité. Ces foutus 3 kilos de trop, tu ne les as pas perdu miraculeusement en passant la porte de la boutique, ils étaient cachés derrière le miroir truqué, ces ptits cons.

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Tout ça pour en revenir au fait les boutiques, c’est nul. C’est mauvais pour les nerfs, ta confiance en toi, ton teint et ta dignité.

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C’est aussi un peu pour cette raison, que je bénie les boutiques sur internet. Bon au départ, c’est un peu galère pour les tailles, mais sur la longue, on arrive à ajuster. Et, en plus, il y a toujours moyen de magouiller, pour pas se coltiner les frais de ports. Et là, c’est le rêve. T’essaies tranquillement chez toi, avec TON miroir, TOUTE SEULE, avec PLEINNNNN de place, puis si ça va pas, t’es la seule à t’en rendre compte. Puis tu renvoies. OU PAS.

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Après tu dégustes une part de pizza, avec un café, tranquillement dans ta banquette (moi les macarons, le thé mariages frère, comme je l’a déjà dit, pas mon truc hin).

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******************************** VIVE INTERNET **********************************

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