Comme j’ai pu déjà le dire, ça doit faire un an et demi, que j’ai pas mis un pied chez le médecin. D’une, je n’ai pas été malade (ou pas suffisamment qui puisse justifier d’une visite), et de deux, maintenant je pense me rappeler pourquoi.
En plus je suis passée deux fois pour une imbécile. La première fois, au moment de prendre RDV. Je ne devais plus me rappeler comment on faisait. Donc je prends mon combiné, je compose le numéro, et j’attends. Je m’attendais à ce que ce soit une secrétaire qui réponde (me demandez pas pourquoi, pour moi tous les médecins ont une secrétaire). Mais au lieu de ça, ce fut une voix d’homme qui m’accueilla:
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Lui : “oui allo, c’est pour quoi?”
 euh louer une voiture peut être?
Moi, au lieu de ça “bonjour vous êtes le docteur?
 J'ai loupé mon entrée, et zappé le nom au passage. 
Lui: “oui c’est le docteur”
 Bon là je me sens un peu conne, mais il avait qu'a se présenter aussi lui.
Lui (encore) ” c’est pour quoi?
 ça redonde. 
Moieuhh bin un RDV, c’est possibleee?
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Bon une fois les choses mises à plat, nous avons pu poser une date de RDV. Mission accomplie.
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Donc aujourd’hui, j’arrive au niveau du cabinet, sauf que je sais pas comment on fait pour y entrer. Il y a un grand portillon vert, et ya pas moyen, il s’ouvre pas par la force de ma pensée. J’appuie donc sur la sonnette et j’attends.
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Lui ouiii, c’est pour quoi?”
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Moic’est le docteur?” ()
Sans commentaire, c'était déjà un assez grand moment de solitude pour moi. 

Lui: “oui…

Moi: “euhh, on fait comment pour entrer?

Bon je pense que je suis cataloguée.... 

Lui: “appuyez sur la sonnette jaune

Moi: ” elle est … ouuuu?

 sans commentaire, merci. 

Enfin bref, tout ça, s’en est suivi d’un gros blanc, et j’ai pu enfin trouver la sonnette jaune qui se trouvait juste sous mon nez.

Je monte, et il n’y a personne (j’aurais du me méfier). Je passe donc directement, c’est déjà ça. Les questions habituelles, il me demande pourquoi je suis là. Je lui réponds donc, pour un certificat médical, et aussi au passage, si il peut me donner quelque chose contre mes spasmes intestinaux, qui m’empêchent de courir.

  • Puis il m’osculte. La seule chose qu’il m’a fait enlever, ce sont mes chaussures. Hum.
  • Je lui dis que j’ai mal au ventre, et il me regarde le dos.
  • Puis il me pèse toute habillée.

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Je lui demande doncmais ouske ça peut bien venir ces douleurs, c’est le stress non? vous avez quelque chose pour m’aider?

 Là on remarque je fais ma propre consultation. 

Soudainement, il s’adosse au mur, prend un air penseur, et il ne bouge plus.

Il ne parle plus.

j’attends… (qu’est ce que je pouvais faire d’autre en même temps?) .

Puis il reprend vie, ses sourcils s’abaissent, son visage se détend, ses membres s’assouplissent. Il m’emmène jusqu’au bureau. Il se fou de mon accent du nord. (je viens du sudddddddddd). BON.

 

Alors là, maintenant, il me dit, que pour mes douleurs au ventre, il faut que je cours doucement, pour m’échauffer à courir. (bon c’est pas comme si j’avais 12 ans d’athlétisme derrière moi hin). La véracité de ses propos, me laisse, comment dire, perplexe. Il me fait mon certificat, aucune ordonnance, me dit rien de plus.

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Je remplis mon chèque (tout ce qu’il y a de plus normal), et il est là, debout, devant moi, il attend que je finisse.

Et il commence à me stresser sérieux là. Il me fait peur également. 

Pour finir, le temps que je mette mon blouson, mon foulard, mon sac à l’épaule, que j’arrange mes cheveux (bin quoi?), il faisait le pied de grue devant la porte de sortie.

Bon si je te géne dit le hin... 

Et au revoir.

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Bin celui là, je vous dit, il est pas prêt de me revoir hin.

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La médecine est un monde parallèle.

Comme quoi, choisir le cabinet le plus prés de son domicile, c’est pas forcément une riche idée.

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M’enfin, c’est pas demain la veille, que je vais remettre un pied chez le médecin, je vous le dis.