Je me confesse.

Tu sais….

Tu sais maman, le jour en rentrant des courses, ou j’ai cru que quelqu’un avait volé mes clefs sur la porte, et que j’avais cru voir également, quelqu’un courir ensuite. Tu sais, ce fameux jour qui a entrainé un changement de tous les jeux de clefs, de tous les verrous. Ce jour qui a entrainé une parano chez toi, que tu as été mettre jusqu’à mettre une barre de fer pour vérrouiller la porte de cave? Et ou cette histoire de clef et de voleur, a fait le tour du voisinage et de la famille, amenant aussi la même parano que toi chez tout le monde?

 

Je confesse: Les clefs, je les ai retrouvé une semaine après dans mon sac. Tu avais du ouvrir la porte avec tes clefs. Et vu l’agitation et le coût, que tout cela a entrainé, j’ai préféré ne rien dire. Il serait ptêt temps que je te le dise d’ailleurs, ça va bientôt faire 8 ans, il doit y avoir prescription là, non?

Tu sais mon Chéri, le soir ou tu es entré du boulot super crevé, dans les débuts ou nous habitions ensemble. Tu m’a retrouvé pale dans le lit, je gémissais, je faisais ma pauvre petite chose et je me refusais à parler. Tu m’a chouchouté le reste de la nuit.

Je confesse: j’étais complément bourrée en vrai. J’étais sortie avec des copines, et je m’étais pris une murge pas possible, j’avais même un peu honte. Je me suis donc mise au lit en rentrant, et tu as cru que j’étais malade. Vu que j’ai trouvé que tu avais eu une bonne idée, j’ai joué le jeu. Et je ne parlais pas non pas par souffrance, mais juste parce que je puais la bière.

Tu sais “job étudiant”, où je faisais essentiellement de la caisse. Oui toi qui me fournissait des fiches de paie ou le chiffre du bas était carrément inférieur au smic. Toi job également où je faisais des heures supp non payées, mais où je me faisais tuer parce que j’arrivais 2 min en retard. Et où cette vieille peau me harcelait parce que elle, ça faisait 38 ans qu’elle était à la caisse.

Je confesse: Non je n’étais pas une carpette. La plupart des gens que je connaissais, passaient la moitié de leur course à l’œil (y compris maman). Et moi je mangeais en juive cachette dans la réserve (vos trucs, pas les miens).

 

Tu sais proprio, qu’on a galéré pour pouvoir loger dans ton appart, qu’on a fait des pieds et des mains, des allers retours de 200 km pour parlementer. Tu nous a fait aussi poireauté durant 3 semaines, alors que nous étions les seuls sur le coup. Tu sais toi aussi qui ne mets jamais mon nom sur les courriers que tu nous envoies, alors que nous sommes quand même deux sur le bail.

Je confesse: Je ne t’aime pas. Et si tu savais d’ou ils sortaient les foutus papiers qu’on t’a filé pour avoir l’appart… Mais la fin justifie les moyens comme on dit. L’honnêteté ne paie plus dans ce monde barbare.

 

Euh, alors, vous me donnez votre absolution?