La fille totalement imparfaite que je suis, elle s’est déjà pris des beaux râteaux (enfin un, je suis pas une carpette non plus), comme tout le monde. Enfin surtout un quand même (le seul dont je me souvienne en fait mais pour cause!).

Moui, je me souviens de ça, il y a quelques années (oui vu que ça fait 3 ans que je suis avec le bonhomme) . Il fût un temps ou j’avais moins de 20 ans…

Je suis sortie en boite (en discothèque pour les gens qui s’expriment mieux que moi), avec des amies ( je sors rarement seule pour dire hin). Bon, et là on fait toutes ces choses que l’on fait en discothèque d’habitude, quand on est jeune et célibataire: on danse on boit on mate.

Donc nous sommes toutes à notre table, avec d’autres filles avec qui nous avons fait connaissance (c’est un concept aussi). Puis là. Illumination. Un beau morceau de viande mec passe, et avec un postérieur du tonnerre de dieu en plus. (si il y a vraiment quelqu’un en haut, il m’excusera d’associer son nom avec une paire de fesse).

Bon là forcément, on bave. TOUTES (connassessssssssss). Moi je suis timide, basique, tout ça. Donc je me contente de regarder. Ouais mais il est beau quand même. Puis les slows vont arriver (oui c’est rasoir je sais, mais quand tu as un steak à proximité, il te faut la fourchette adéquate, pour saisir le morceau vois tu?). Moi je suis toujours plantée comme une gourde sur ma banquette, pendant que d’autres nenettes, sortent les griffes.

Puis il y a une bouteille de wisky à côté de moi. J’aime pas ça. Mais quand il faut y aller, il faut y aller, donc bon. Je bois un verre. Cul sec. Oui mais non, le courage vient pas. Bon bin aller, deux verres. Ce foutu courage est en train de me mettre un râteau aussi. Bon, vu comme je suis partie, je m’en enfile un troisième cul sec. C’est pas encore tout à fait ça, et là le quatrième verre il passe tout seul, j’ai même plus de traits de dégout, qui se dessinent sur mon visage. Comme de l’eau en fait.

Là je crois que je suis prête. Enfin presque, si on considère les 30 mètres interminables qui me mènent au charmant. Surtout quand on ne marche point droit, et qu’on a une haleine de chacal (forcément…). Entre temps, je crois percevoir une musique langoureuse, et des gens se rapprocher sur la piste. J’approche le steak charmant. Pour l’aborder subtilement.. je lui balance une grande tape dans le dos. Normal hin.

 

ET non, c’est pas là que je me prends le râteau, bande de rats.

 

Quoi qu’il en soit, je sais pas si il est con, aussi bourré que moi (sait on jamais), mais, il accepte. JOIE. Je rougie même pas dit donc. Enfin si sans doute, mais ça ne doit pas se voir tellement le whisky m’a coloré.

On danse, et j’accroche donc le steak avec la fourchette. Heureusement qu’il était pas bourré lui, sinon je l’aurais entrainé dans ma chute.

Donc après on fricote tout ça, on parle (mouahaha, la blague, non en fait). Et je récupère le numéro de monsieur steak à la fin de la soirée. Et lui le mien.

Bon ok jusque là, on se demande, mais il ou le râteauuuuuuuu???? attendez…

Monsieur steak, m’appelle le lendemain à son réveil. L’après midi on se voit. On se parle. Il est plus beau qu’il est intelligent, mais c’est pas grave. Un beau morceau, ça reste un beau morceau (et on frime avec devant les copines). (Kesku’on est garce quand on est jeune hin). Et il m’invite au resto pour le lendemain soir.

Bon bin j’accepte hin, jvais pas faire la difficile.

Sauf que. Oui. Pas de nouvelles. Plus jamais de nouvelles. J’appelle au cas ou quand même. Répondeur. Le lendemain soir rien non plus. Le steak s’c'haché. (ahahah).

Silence radio. Le steak n’est pas mort pourtant. Il a été aperçu (non par moi) dans une autre charcuterie quelques mois plus tard.

C’est quand même du beau râteau pervers ça quand même. Non parce qu’en plus du râteau, le steak il t’appâte bien avant. Histoire d’être sur que ça marque encore plus. (Enfin je suppose, parce que si c’était pas le but, ça a marché en tout cas).

 

DU RÂTEAU DE COMPÉTITION les amis.

je vous rassure je m’en suis remise depuis le temps (c’est pas comme si je l’avais côtoyé durant des mois non plus, ça se compte en heures, c’est le principe du râteau quoi.). Mais je me suis quand même prise une (m’enfin!) des plus grandes cuites de toute ma vie pour rien. Et pour frimer avec un steak invisible, pas évident.

Officiellement, c’est moi qui l’ai largué. (hey ho, la dignité tu la perds une fois, pas deux quand même).

 

Quelqu’un a du râteau de compétition aussi dans le coin? (histoire que je me sente moins seule?).