Ah le sport, la grande histoire de ma vie. Déjà petite, j’adorais ça, faire des équilibres, la roue, galoper, me rouler dans l’herbe cheveux au vent…

A la maternelle, quand je me disputais avec les garçons, j’avais THE arme secrète. On faisait la course. Et forcément je gagnais TOUJOURS. Eh oui ça commence jeune, attaquez un mec sur sa fierté, il se tue à tout jamais. Je courrais très vite.

Vint l’entrée au collège, et les fameux cours d’EPS, l’Education Physique et Sportive, mais que beaucoup de filles re-qualifient “Education Pourrie et Sadomasochiste“. J’adorais ça pour ma part. J’étais super forte. Rapide, tonique mais aussi souple qu’une barre de fer par contre. Tout le monde se rappelle de l’enchainement : “Tapis-tremplin-plint-gros tapis pour amortir?”

Voilààààààà, cet instrument de torture là. Pour moi c’était donc exactement le même schéma, sauf que je sautais l’étape du plint ET du gros tapis, et je me retrouvais en étoile, le nez collé par terre, hors du gros tapis, par terre, gisant sur le sol. La tonicité n’a pas que du bon des fois, croyez moi. Mais j’ado-rais.

Mais rappelez vous, il y avait toujours LA bande de filles (elles étaient super nombreuses), vous en faisiez dans doute partie d’ailleurs. La bande de fille, QUI N’AIME PAS LES COURS D’EPS. Parce que c’est fatiguant, qu’on est moche en tenue de sport, on transpire, et surtout, on est nulles (ah bin si en faisiez partie, c’est que vous étiez nulles hin). La seule chose qui les faisaient tenir, c’est que d’une c’était noté (pas de bol), et que de deux, elles pouvaient avoir des fois l’occasion de zinzinuler devant le postérieur MAGNIFIQUE du prof remplaçant (et alors? moi aussi je regardais).

Sauf que, c’est très rare comme occasion. Parce que déjà, une fois sur deux, le prof c’est une femme (j’ai une logique im-pa-rable). Et quand c’est une femme c’est moins drôle.

Déjà parce que c’est une femme, et on se voit mal lui mater le postérieur à longueur de journée. Puis il faut savoir UNE chose: les femmes sont des hyènes entre elles, surtout quand l’une d’elle détient l’autorité suprême : mais monte tes fesses là, qu’est ce que tu peux être molle!!” ” oh mais plus vite, tu n’avais pas qu’à manger autant au petit déjeuner” ” vous êtes pas douées, sauf toi C (Merciii). Et aux jeunes meurtries de lancer des regards menaçants mais désespérés. Les pauvres (mouahahahahaha).

Le pire étant quand même, dans cette longue période, la course d’endurance.

 

ET ça AUSSI, je suis sure que c’est ancré au fin fond de votre mémoire (si vous vouliez l’oublier c’est raté) . Il fallait tenir 20 min. Sans s’arrêter. Il faut mettre un peu de piment dans tout ça, et oui.

Et quand tu feignais d’être épuisée (peut être parce que tu l’étais vraiment) , une grosse voix te reprenait juste derrière Allerr, maitrise ton souffle, plus que 8 tours, on s’arrête pas!! . A ce stade là, nous avions quelques évanouissements (Feinte numéro une: passage à l’infirmerie, enfin souvent c’était pas volontaire non plus). SAUF. Oui sauf les petits malins, (c’est toujours les plus doués les plus malins, ya pas de justice ma bonne dame), qui allaient, tels des insectes drosophiles (oui, toujours en groupe, histoire de pouvoir accuser quelqu’un de l’initiative de la manœuvre si on se fait prendre), allaient s’agglutiner derrière les buissons, l’occasion de pouvoir sauter 2 ou 3 tours de stades. (bin ça c’est la feinte numéro deux donc).

 

Retenez braves gens. L’endurance au lycée collège, n’est que feinte. Seul les plus faibles et moins malins (moins rapides?) se font avoir. Tout est question de technique, et non pas de souffle.

 

Au lycée, il y avait à peu prés une reproduction identique ce schéma gymnalistique. PRESQUE. Parce que les filles, au lycée, elles sont en pleine crise d’adolescence. Elles font toujours cette crise en groupe (l’abus d’hormones est mauvais pour la volonté). Ce qui cause évidemment, le grand malheur des professeurs d’EPS. Impuissants. A la limite de la déprime. Les feintes au lycées sont plus subtiles et plus travaillées: on ne vient pas en cours de sport. Au moins ça c’est fait. Autant avoir 0, autant rester au lit. Question rentabilité temps/humeur/note, je n’ai pas pu voir mieux encore.

Aprés le bac, c’est le sport à la fac. Mais encore, pour choisir la spécialité du sport à la fac, il faut faire partie d’une certaine catégorie: Ceux qui aiment le sport et qui veulent en faire leur métier.

 

Je vais quand même vous avouer une chose, votre cours d’EPS à moi, c’était les maths. Je vous assure, que j’ai fais un remake de toutes les combines possible pour y échapper. J’ai jamais pu.

 

Conclusion: Le sport, Mesdames, Messieurs, c’est le BIEN, et qu’on se le dise.

 


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